08.02.2010
suite aux 30 ans de l'admd, réunion publique à l'hôtel de ville de paris
beaucoup de travail les 29 et 30 janvier: conseil d'administration, réunion des commissions, réunion des délégués, et réunion publique à l'hotel de ville: magnifique: une foule inespérée, la salle de 1000 places éclate, beaucoup sont debout, assis par terre... on ouvre une autre salle de 500 places, où on pourra entendre mais non pas voir les intervenants nombreuses personnalités, députés, sénateurs, conseillers de la région parisienne, archi pleine, et environ 300 ne pourront pas entrer, faute de place!
des intervenants graves et prestigieux, drôle avec PIEM, émouvant avec Damien, dont la santé décline chaque jour, qui espère une greffe de poumon pour une prolongation de sa vie avec la mucoviscidose, tous ces discours positifs pur notre cause!
deux intervenants (député, sénateur) ont expliqué pourquoi ils ont changé d'avis depuis l'an dernier et combattent maintenant avec nous:
ils ignoraient en fait les difficultés de ceux qui vont mourir, en France, qu'on laisse trop souffrir encore malgré les lois, mais surtout qu'on infantilise et auxquels on retire le statut de personne responsable de sa vie, même lorsqu'elles sont conscientes:
la fin de vie, si nous devons aller dans un hôpital, clinique ou une maison de retraite, nous livre pieds et poings liés, à une médecine trop souvent plus scientifique qu'humaine et si des médecins nous aident dans ce passage difficile, humainement, ils risquent leur profession ou/et la prison: l'euthanasie est courante, mais elle ne se pratique qu'en cachette, avec toutes les dérives que cela implique: ceux qui disent qu'une loi provoquera des dérives suivent aveuglément ceux qui nous calomnient, non, seule la loi évite les dérives:
maintenant, des euthanasies sont pratiquées sans l'accord de l'intéressé, sous la pression de certains membres de la famille ou sous la pression matérielle de la nécessité de libérer un lit... des prolongations inutiles sont pratiquées aussi sous la pression de proches intéressés par des retraites importantes, une honte...
où est le respect de la volonté des "patients"? où est le respect donc de leur dignité?
non, on doit pouvoir répondre à tous les choix de fin de vie:
prolongation, arrêt par simple laisser mourir, sédation terminale qui est une euthanasie indirecte: on ne sait exactement quand la mort arrivera, ou euthanasie ou aide à l'auto-délivrance pour ceux qui le souhaitent
ils sont moins nombreux que les autres? tant mieux, mais si peu nombreux qu'ils soient, en quoi dérangent-ils les citoyens dans notre république laïque, qui devrait respecter toutes les convictions et non pas seulement celles de certains croyants.
nous voulons retrouver dans la loi la liberté de choix de notre vie, jusqu'à sa fin
remplissons tous nos directives anticipées, nommons une personne de confiance pour être notre avocat en cas de besoin (perte de conscience), ces papiers sont reconnus par la loi, à faire dès ses 18 ans (l'accident ne prévient pas et Vincent Humbert ne pensait pas que sa vie deviendrait ce calvaire qu'on lui a fait subir...)
mais ils ne suffisent pas: si vous demandez une aide pour mourir, elle n'est pas légale, alors soit le médecin le fera en cachette, à ses risques et péril, soit on vous la refusera, et il vous restera la corde pour vous pendre...si vous le pouvez encore...
une loi serait aussi un moyen de lutter contre les suicides violents des personnes âgées, malades ou handicapés, qui n'en peuvent plus de leur situation... devant laquelle la médecine est impuissante...
non, on ne peut pas soulager toutes les douleurs, encore moins toutes les souffrances (morales et psychologiques)
non, on ne peut pas éviter la mort
non, la mort n'est pas une catastrophe, mais un phénomène lié à notre nature, le prévoir le fera apparaître comme ce qu'il est, seulement.
oui, la mort des autres peut nous rendre tristes, mais c'est l'absence qui fait que l'autre nous manque, plus que la mort, qui nous peine
ma mort? triste pour moi? non, je ne le saurai même pas, je ne serai plus là....
mais mon absence peut dans certains cas être préjudiciable pour mes proches, si j'ai la responsabilité d'autres personnes, comme mes enfants, trop jeunes pour se débrouiller... alors
prévoir mon absence: c'était le rôle des parrain-marraine catholiques ou dans d'autres religions, mais ils peuvent être désignés par un baptême républicain ou autrement, par un testament...
organiser son absence, comme pour un voyage dont on ne revient pas...
prévoir et penser que l'on est mortel ne fait pas mourir, ne soyons pas superstitieux...
nous avons tous des assurances contre le feu, l'eau, les accidents, ce n'est pas pour cela que notre maison brule, que nous sommes inondés, ni que l'accident arrive
et nous voulons que
la République laïque redonne aux citoyens la liberté, l'égalité, la fraternité dans les lois sur la santé, sur la fin de vie
c'est ma vie, et je ne veux pas que d'autres en disposent contre mon gré!
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22.01.2010
relevé dans la presse internet: peine maximale pour une euthanasie
"Je l'ai fait par amour pour Tom. Donc je ne considère pas qu'il s'agisse d'un meurtre", avait fait prévaloir aux jurés Frances Inglis, 57 ans.
Elle n'avait pas accordé du crédit aux propos du chirurgien qui avait jugé que son fils, atteint de graves lésions au cerveau, pourrait un jour retrouver une vie normale.
question "indiscrète"
qu'est-ce qui est le plus grave?
-
aider son fils à mourir, alors que son cerveau est très atteint et qu'il semble raisonnablement qu'il ne pourra pas reprendre un vie digne de ce nom?
qu'en pensez-vous?
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17.01.2010
conference sur le suicide assisté au québec, à laval
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