22.07.2009
22 juillet 2009 ma réponse sur C4N ce jour

certains disent que vu le coût des soins on va devoir ne plus soigner les vieux et les handicapés et les tuer... un scandale!
j'ai bien dit: tuer:
pas les euthanasier: aider à une mort douce à la demande de l'intéressé, dans le but de soulager des souffrances dont la seule solution est la mort
mais bien les tuer: mort plus ou moins violente, sans ou contre l'avis de l'intéressé!
oui, les vieux et les handicapés coûtent cher à la société ( les chômeurs aussi... aurait-on l'idée de les tuer??? on arrive à quelle barbarie???), mais cette société a pris pour base le respect de la vie, alors elle doit l'assumer, et donner à tous ceux qui veulent vivre, quel que soit leur état de santé, le droit et la possibilité de vivre: cela s'appelle la solidarité!
cela ne devrait pas empêcher la loi de respecter aussi ceux qui préfèrent mourir plutôt que de vivre une vie de souffrances inextinguibles comme Vincent Humbert, comme Chantal Sébire (quelques mois de plus possibles seulement), et tant d'autres qui ne sont pas médiatisés...qui souhaitent une mort douce, accompagnée.
je reviens de visiter une amie à l'hôpital: sclérose en plaques, depuis 15 ans, se déplace en fauteuil roulant, souffre de mille "petits" inconvénients (gros pour elle), vit seule depuis toujours, une soixantaine d'années, aidée certes comme handicapée, mais elle ne veut plus vivre cette vie là: deux tentatives de suicide depuis 3 ans, on la réanime de force, elle est scandalisée de la façon dont on la traite: en objet, elle doit vivre, c'est une obligation pour les médecins, mais nul ne s'occupe de ce qu'elle ressent, un mois de réanimation horrible pour elle, méchancetés, indifférence des soignants...
famille et amis: sa famille (dont son frère médecin) ne comprend pas qu'elle veuille mourir et l'abandonne à son sort, on la traite de "folle"
trop d'amis veulent la garder, pour eux, tant pis pour sa souffrance intolérable et que nul ne peut guérir: la sclérose en plaques ne va qu'aggraver son état au cours du temps et on sait qu'il est impossible d'en guérir
ce qu'elle souhaite: sortir de l'hôpital où on la soigne pour qu'elle continue de vivre une vie dont elle ne veut plus, et aller en Suisse en espérant là bas pouvoir satisfaire son désir
ne serait-il pas humain de respecter son désir de mort? la seule façon pour elle de ne plus souffrir? la vie qu'on lui inflige est une vie de souffrances inextinguibles...pourquoi l'avoir réanimée?
je veux une loi qui respecte autant ceux qui veulent vivre et qui supportent bien un état que d'autres ne supporteraient pas, que ceux qui, dans des conditions analogues, ne voit que la mort comme solution et la réclame à grands cris
la loi actuelle nous livre pieds et poings liés dans les mains des médecins qui décident de notre vie et de notre mort, sans s'occuper de notre avis.elle ne convient pas non plus aux médecins humains, qui estiment que leur rôle, lorsque la guérison est impossible, est de soulager les souffrances, de répondre aux demandes de leurs patients: soins palliatifs pour certains qui restent un mythe: pas de personnel formé, pas de budget, pas de lits en nombre suffisant (1.5 place pour 10), aide à mourir pour d'autres, selon leurs voeux (trop d'euthanasies sont faites en cachette sans l'avis de l'intéressé, maintenant), avec sédation terminale ou autre méthode: pourquoi les juges décident-ils de la méthode à utiliser? n'est-ce pas au médecin de choisir la méthode la plus appropriée?
or le médecin qui nous aide risque dénonciation, procès et condamnation...M. Leonetti demande aux tribunaux l'indulgence... le gouvernement doit-il influencer la justice? non!
ceci serait ridicule si ce n'était pas aussi triste
réclamons une nouvelle loi, qui respecte les citoyens, qu'ils veulent vivre ou bien mourir, selon des règles précises qui permettraient aux médecins d'agir en toute légalité
cela se passe ainsi en Belgique, en Hollande, et dans d'autres pays, pas d'augmentation des morts, pas d'abus parce que cela est contrôlé sérieusement
au contraire, dans ces pays on trouve que la liberté accordée n'est pas suffisante et qu'on devrait l'étendre à d'autres cas.
la loi doit respecter tous les citoyens, toutes les convictions philosophiques et religieuse, c'est à nous, citoyens de choisir, pas aux autres, médecins ou non.
faisons changer la loi! elle ne respecte que les religieux qui aiment la souffrance et l'agonie...
09:26 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.07.2009
danger: debeve
suite à la diffusion du blog de M. Debève calomniant l'admd
nul besoin de détracteurs au sein même de l'association, si vous n'êtes pas satisfait de cette association, qu'y faites-vous?
nul n'est obligé d'y adhérer...alors démissionnez avec votre femme qui n'a pas d'autres idées que les vôtres apparemment... mais qui ne sait pas garder la discrétion nécessaire à un membre du CA.
on ne rentre pas dans une association pour la détruire (d'autres ont essayé et sont heureusement partis...), or c'est que vous essayez de faire avec ce blog.
je demande donc au CA d'étudier la question de votre radiation à vous et à votre femme.
vous semblez mésestimer le discernement de nos adhérents, libres de voter pour ceux qu'ils souhaitent, ceux que recommande JL Romero ou d'autres; il n'y a pas de scrutin de liste, juste une proposition de personnes décidées à travailler en commun, sans s'occuper de prise de pouvoir les uns sur les autres; comme vous l'aviez proposé il y a deux ans sur le thème de la loi déposée par M. Dreyfus (périmée, car précédant la loi Leonetti...), c'est tout à fait démocratique et conforme aux statuts. ce qui est bon pour vous ne l'est pas pour les autres, sans doute?
les adhérents voteront en toute connaissance, et c'est eux qui feront le choix, nul ne les oblige à voter selon les voeux de JL Romero, qui souhaite seulement une équipe de "travailleurs" équilibrée en âges et en régions, pour gagner notre cause, qui n'a pas changé depuis Michel Landa: liberté de choix pour la fin de vie, pour chaque citoyen, et aide vers une mort douce possible légalement (donc réglementée bien évidemment, uniquement sur demande expresse de l'intéressé)
Vous dites refuser des compromis avec le gouvernement, cela n'a aucun sens, nous ne sommes pas sur ce plan là.
nous sommes une association et nous essayons de promouvoir nos idées, celles de Michel Landa, mais nous savons bien que nous ne faisons pas les lois,
alors nous intervenons auprès des parlementaires, des élus, du Président de la République, pour que les lois évoluent dans notre sens, dans le sens d'une prise de conscience de notre société des fins de vie dramatiques.
depuis JL Romero, cela progresse vite, encore des propositions déposées le 17 juillet par des parlementaires, allant dans notre sens...
tous les parlementaires ont été contactés, beaucoup ont formé des groupes proposant une évolution de la loi,
le but est d'obtenir un débat à l'assemblée, ce qui n'est pas encore acquis, afin d'obtenir une avancée vers nos idées
(promis par les parlementaires pour septembre, en profitant des niches parlementaires...nous attendons...)
toute avancée sera bonne, une loi doit être évolutive, et remise à discussion régulièrement, en fonction des changements de société
ne rêvons pas, soyons réalistes, l'acquis de notre société à la liberté totale de choix et à l'aide à mourir sur demande quelconque n'est pas pour demain, est-elle d'ailleurs souhaitable?
mais toute avancée vers une liberté relative est bonne et nous nous efforçons de pousser les parlementaires et le gouvernement à une discussion nouvelle.
nous nous efforçons de rallier davantage d'adhérents concernés, et efficaces en organisant des réunions, des débats, des conférences ouvertes à tous sur les sujets de la fin de vie, afin de sensibiliser ceux qui ne nous connaissent pas encore, ceux qui n'ont pas réfléchi à la question, ceux qui ne connaissent pas la loi actuelle et le pouvoir décisionnaire des médecins sur notre fin de vie
n'oublions pas que la liberté du suicide solitaire et violent, nous l'avons déjà
ce que nous n'avons pas, ce que nous souhaitons, c'est la liberté de la mort douce aidée, accompagnée selon nos voeux, lorsque la mort approche, que la vie n'est plus qu'une survie souvent médicalisée et que souffrances (morales tout autant ou plus même que physiques)
la seule aide que nous a octroyé M. Leonetti est, en théorie, l'aide par des soins palliatifs et par la sédation terminale, mieux que rien mais inappliquée en grande partie, insuffisante doublement par son esprit (euthanasie "active" interdite par principe, donc refus de la mort?, mort lente programmée... que je ne trouve pas "douce" alors...) mais aussi par le manque de personnel formé, de lits adaptés, de budget alloué...
donc poursuivons le combat !
pour obtenir des parlementaires une remise en cause et une discussion de la loi actuelle, pour aller dans le sens que nous souhaitons,
et veillons à faire connaître la loi actuelle et à la faire appliquer au mieux de nos intérêts.
et soyons unis!
j salenson, déléguée admd34
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